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L'année 2011 se termine et il est temps pour moi de tourner cette page.
Mille mercis à vous tous.

Papa, les tiens vus par la plus jeune de tes petites filles
J'ai eu son accord pour mettre ce dessin sur mon dernier message, elle m'avait demandé d'effacer son prénom.
Je ne l'ai pas fait ; un artiste se doit de signer ses oeuvres, non ?
L'avant dernier message
Famille, Amis
Paris - Palais Royal - juin 1991
Je voulais vous remercier tous pour votre participation, vos témoignages, votre fidélité...
Alors, bien que mort depuis plus de 20 ans, Jean Marc a gardé une place dans le coeur de chacun. Jean Marc était un homme brillant, un bon vivant, un ami fidèle et un père aimant parfois sévère. Je tiens à remercier mes parents pour tout ce qu'ils m'ont appris, pour cette force qu'ils m'ont transmise, qui me permet de continuer à avancer, malgré les embûches quotidiennes.
Jean Marc avait beaucoup d'humour, alors pour, presque, finir sur une note un peu plus légère voici une jolie prière qu'Alain m'a envoyé. Et de l'île des Antilles à l'île de France, il n'y a qu'un pas. A déguster sans modération.
Elle t'aurait plu, Papa, j'en suis sûre !
Autour de la table (de billard) avec ceux qu'on aime !
Champagne ! Tu nous as appris à prendre soin de ce qui était précieux, fallait pas gâcher...
A la bonne chaire ! Pâté de foie de Lanarce - Ardèche sur le route entre Grahy et Nîmes !
Grahy sur l'eau salée
Les vacances de rêve avec tes amis. Tu aimais cuisiner, surtout le poisson. Tu nous l'as transmis, tout comme Nanou t'avait transmis sa passion. Merci Papa, merci Nanou.
Daniel aussi cuisine très bien.
En bateau, à l'époque du noir et blanc
Les photos parlent d'elles-mêmes, pas besoin de plus de commentaires.
Prendre soin des siens
Mémé Julie, Annie et Mémé Paulette
Je pars, dans la Loire, embrasser ma grand mère Paulette.
Tu m'as aussi appris qu'il fallait profiter des gens tant qu'ils sont vivants !
Ni avec toi, ni sans toi
Papa, en français on dit TU ME MANQUES et comme je suis maîtresse d'école et cohérente, j'utiliserai la version anglaise, I MISS YOU, en VF je suis en manque de toi. Souvent je te retrouve dans mes rêves, je me sens bien en ta compagnie.
Mon amie Nelly, qui a perdu elle aussi son Papa, m'a écrit : merci de partager ces beaux moments de recueillement et d'amour avec moi. Je suis heureuse que ton papa et ta famille ayez enfin trouvé cette paix intérieure et que vous vous soyez tous réunis pour rendre hommage à un papa unique.Je suis sûre que vous vous êtes tous libérés de cette lourde peine et que celle-ci s'est transformée en une formidable force pour vivre et regarder devant.
Papa, tu es parti depuis 20 ans, d'autres t'ont suivi, rejoint ? Ton Papa, puis ta Maman, ton ami Pierre et j'en oublie certainement. En juin 2005, le jour de la fête des Pères, j'ai perdu mon Beau Père Pierrot, j'étais très attachée à lui, il me manque aussi. Tu n'étais pas à mon Mariage en mai 2002, Pierrot m'a beaucoup soutenue.

Cyril a compris beaucoup de choses avec cette brutale disparition. Mes filles n'ont plus de grand père, moi qui ai largement profité des miens. J'avais plus de 20 ans, quand mon grand père maternel Henri est mort six mois avant toi. Pardon Maman, d'être si peu patiente avec toi.
Papa, la mort, tu la tenais à distance, tu m'en as éloignée, protégée. Nous n'allions jamais au cimetière.
Tu ne nous avais pas fait part de tes dernières volontés, alors en juillet 91 nous t'avons insinéré, Jean et Nanou ont gardé l'urne chez eux. Puis fin octobre, nous avons jeté tes cendres à la mer du bateau de Jean Marie. Alors pas de lieu de recueillement, si ce n'est la Mer Méditerranée.
Une fois à la Valette, chez Judith et Bernard, je t'avais demandé si tu serais encore vivant en l'an 2000, ça me paraissait si loin, presque inaccessible. Tu m'as répondu que oui, tu aurais 56 ans. J'étais soulagée, avec le sentiment que cette "promesse" de vie, tu la tiendrais. Et puis non, Papa, ta mort c'est pour moi une véritable trahison ; 20 après j'ai toujours du mal à l'accepter.
Je me souviens de la mort de mon arrière grand mère maternelle Mémé Julie, elle était presque centenaire, tu nous avais dit que c'était dans l'ordre des choses, je t'ai cru. Nous avons eu deux chats Midzy puis Sweetie, elles sont parties elles aussi, ça nous apprenait la vie. Un jour, tu m'as annoncé que la maman de mes copains Didier et Olivier était morte d'un cancer qui la ravageait. Je me souviens de mon état de colère face à cette impuissance de changer le cours des choses : cette irréversibilité. Je t'en voulais de me l'avoir annoncé et en même temps je ne voulais pas y croire, j'avais l'impression que tu me mentais.
Alors comme nous l'a écrit Annie, tu es présent en chacun de nous.
Cependant je suis toujours terriblement, douloureusement... en manque de toi.
L'Espiguette, fin octobre 2011
Brunoy...
Il était temps d'évoquer Brunoy avant d'arrêter ce blog, né le 10 décembre 1943 à Nîmes, tu as fini tes jours dans cette maison, où il devenait difficile d'y vivre. Nous avons finalement vendu en 2004. J'ai acheté une maison toujours sur Brunoy dans une rue perpendiculaire.Tu avais acheté un terrain à la fin des années 70 avec un bassin, fait construire une grande maison inchauffable en hiver. L'avenue St-Hilaire était proche de la gare, tu pouvais enfin faire le trajet maison-gare à pied en moins de 10 minutes.
Photomaton de la Gare de Brunoy Pâques 1991
Loin de ta Mer Méditerranée, même en habitant le Val d'Yerres, tu avais besoin d'eau. Ce bassin, alimenté par une source mystérieusement souterraine, te posait quelques soucis ; en automne, les feuilles tombaient et pourissaient dans le bassin, les poissons ne vivaient pas très longtemps ...
A plusieurs reprises, j'ai eu la chance de voir un héron qui venait pêcher !
Admirez aussi la belle grenouille que Pépé Jean avait peinte !
Le vélo du dimanche matin

le départ...
Jean Marc prenait les transports en commun chaque matin pour rejoindre la Banque, d'abord boulevard Haussman puis à la Défénse.
Alors chaque dimanche matin quel que soit le temps, il partait seul faire du vélo, il avait un parcours bien précis ; il s'arrêtait dans une ferme pour s'acheter les oeufs, qu'il mangerait à la coque chaque jour de la semaine, puis du pain qui lui aussi faisait la semaine.
Je ne me suis jamais réellement intéressée à son parcours, aujourd'hui je le regrette.

le retour
Jean Marie et le Picardie
20 ans après - A dix-sept
Tu es parti le 07/07
Alors, on s'est tous retrouvés près de Sète
Samedi, on a pique-niqué à l'Espiguette
Dimanche, on a déjeuné à l'Amarette
Lundi, on a navigué sur l'Exo7
Longtemps sur cette navette
On a été suivis par une mouette
Tu m'appelais Finette
Je reste ta fille cadette.
La rencontre avec Annie
Son bac en poche, Jean Marc et Alain ont quitté Nîmes (la ville avec un accent) pour aller étudier à Lyon. En 1964, il prépare l'INSA, Alain y est resté. Jean Marc est finalement allé à l'ISFA, où il rencontra Annie qui l'avait déjà repéré depuis un petit moment. Il est contrôleur ou "barreur" au restau U . Ils ont, à la fac, un cours de calculs des probalités en commun, leur prof, c'est l'oncle de Madeleine, amie d'enfance d'Annie. A Lyon, il croise la route de nombreux amis Michel B. A l'ISFA, il rencontre Christian P, Georges B, Alain W et Jean B. notamment.
Madeleine était témoin. Elle sera la témoin d'Annie pour son mariage.
Témoignage de Suzanne B :
C’est là qu’étant déjà la petite amie de Michel j’ai fait la connaissance de Jean Marc : fêtard, à la fois exubérant et réservé, qui comme les icebergs cachait une partie profonde prédominante.Un jour, Michel me dit : « Cette fois, Jean Marc est amoureux ; elle s’appelle Annie, est sage, matheuse, avec des yeux superbes. C’est du sérieux ». Ainsi, j’ai connu Annie et s’est construite une amitié puis une véritable affection. Toutes les deux nous étions catholiques, naturellement pratiquantes, et nos « mecs » nous déposaient le dimanche à la messe, nous attendant patiemment au bar du coin. Exceptionnellement, cela pouvait se terminer dans un très bon resto (comme le Skif….n’est-ce pas Annie ?) : bonne chère très bien arrosée, suivie d’une sieste.
Ce fut une période heureuse et insouciante, qui se poursuivit avec le mariage de Jean-Marc et Annie, leur déménagement à St Irénée et la naissance de Pascale.
Septembre 1965
Celui de Georges B :
J'ai connu votre père étudiant à Lyon (ainsi que son frère) dans les années 1963-1964. Je dois reconnaître qu'à cette époque ns ns rencontrions plus souvent à l'extérieur que sur les bancs de la fac que nous fréquentions modérément !
Puis ns ns sommes vus de "plus près" à St. Irénée dans notre vie d'étudiants mariés avec des enfants petits chez nous et Pascale. Jean Marc arrondissait les fins de mois de la famille en étant "barreur" à St. Irénée ce qui ne ne nous procurait d'ailleurs aucun avantage particulier.
Notre amitié s'est nouée en raison de notre nature et de nos goûts communs de méditerranéens. Je le revois encore rentrer le soir en uniforme lors de son service, c'était je crois en 1967. Il y a eu aussi bien entendu l'ISFA... Voilà Sophie, peu d'anecdotes étonnantes mais une belle amitié. Jean Marc demeure aussi bien présent dans le souvenir de Christian et Catherine. Votre père était "un type SUPER" !
Juillet 1966
et celui d'Alain W :
Malgré ces 20 ans de noire parenthèse tu auras été l’un de ceux que j’ai le mieux connu. On n’a fait que se croiser à Lyon mais nous avons partagé le même bureau à nos débuts à la Caisse des Dépôts. Tu y étais entré 2 ans avant moi. Nous étions très complices.
La nuit où Vincent est né, j’étais à Sainte-Geneviève des Bois. Tu m’avais proposé d’aller faire un tennis à Draveil.Tu étais « célibataire » car après Pascale et Sophie, Annie attendait un enfant et était sur le point d’accoucher. Je ne la connaissais pas encore. Le soir, je t’ai dit « c’est un fils ! ». Une chance sur deux ! Ce matin, tu rayonnais lorsque tu m’as annoncé que c’était un mâle qui se prénommerait Vincent...
Je ne veus pas parodier Brel mais : « Vingt ans après Jean Marc, on t’aime encore ».
Alain et Daniel, tes frères
Voici les textes que tes frères ont lu sur la plage de l'Espiguette samedi 29 octobre 2011
D'abord Daniel avec l'Ecclésiaste - chapitre 3 - Version Louis Segond
1 Il y a un temps pour tout, un temps pour toute chose sous les cieux :
2 un temps pour naître, et un temps pour mourir ; un temps pour planter, et un temps pour arracher ce qui a été planté ;
3 un temps pour tuer, et un temps pour guérir ; un temps pour abattre, et un temps pour bâtir ;
4 un temps pour pleurer, et un temps pour rire ; un temps pour se lamenter, et un temps pour danser ;
5 un temps pour lancer des pierres, et un temps pour ramasser des pierres ; un temps pour embrasser, et un temps pours'éloigner des embrassements ;
6 un temps pour chercher, et un temps pour perdre ; un temps pour garder, et un temps pour jeter ;
7 un temps pour déchirer, et un temps pour coudre ; un temps pour se taire, et un temps pour parler ;
8 un temps pour aimer, et un temps pour haïr ; un temps pour la guerre, et un temps pour la paix.
9 Quel avantage celui qui travaille retire-t-il de sa peine ?
10 J'ai vu à quelle occupation Dieu soumet les fils de l'homme.
11 Il fait toute chose bonne en son temps ; même il a mis dans leur cœur la pensée de l'éternité,
bien que l'homme ne puisse pas saisir l'œuvre que Dieu fait, du commencement jusqu'à la fin.
12 J'ai reconnu qu'il n'y a de bonheur pour eux qu'à se réjouir et à se donner du bien-être pendant leur vie ;
13 mais que, si un homme mange et boit et jouit du bien-être au milieu de tout son travail, c'est là un don de Dieu.
14 J'ai reconnu que tout ce que Dieu fait durera toujours, qu'il n'y a rien à y ajouter et rien à en retrancher, et que Dieu agit ainsi afin qu'on le craigne.
15 Ce qui est a déjà été, et ce qui sera a déjà été, et Dieu ramène ce qui est passé.
16 J'ai encore vu sous le soleil qu'au lieu établi pour juger il y a de la méchanceté, et qu'au lieu établi pour la justice il y a de la méchanceté.
17 J'ai dit en mon cœur : Dieu jugera le juste et le méchant ; car il y a là un temps pour toute chose et pour toute œuvre.
18 J'ai dit en mon cœur, au sujet des fils de l'homme, que Dieu les éprouverait, et qu'eux-mêmes verraient qu'ils ne sont que des bêtes.
19 Car le sort des fils de l'homme et celui de la bête sont pour eux un même sort ; comme meurt l'un, ainsi meurt l'autre, ils ont tous un même souffle, et la supériorité de l'homme sur la bête est nulle ; car tout est vanité.
20 Tout va dans un même lieu ; tout a été fait de la poussière, et tout retourne à la poussière.
21 Qui sait si le souffle des fils de l'homme monte en haut, et si le souffle de la bête descend en bas dans la terre ?
22 Et j'ai vu qu'il n'y a rien de mieux pour l'homme que de se réjouir de ses œuvres : c'est là sa part. Car qui le fera jouir de ce qui sera après lui ?
Alain, Daniel et Jean Marc en 1976
Puis Alain, avec beaucoup d'émotions, nous a lu
Élégie de Marienbad
Heure après heure
Comme une grâce, la vie nous est offerte,
Du passé nous avons peu appris,
De demain tout savoir est interdit ;
Fais comme moi et regarde, avec une sagesse joyeuse,
L'instant regarde le dans les yeux, n’attends pas
Vite ! Fais-lui accueil avec vivante bienveillance
Que ce soit pour l’action, pour la joie, ou l'amour
Où que tu sois, sois tout cela,
Toujours dans cette disposition d’enfant
Si tu es tout cela, tu es invincible.
Goethe
Sage est celui qu parvient à regretter un peu moins
A espérer un peu moins
A aimer un peu plus
Epicure
Merci mes oncles pour ces paroles profondes qui résonneront encore longtemps.
L'Espiguette 29 octobre 2011
Programme insensé prévu par Pascale du haut de sa région parisienne, il faut toujours beau dans le Sud :
Samedi midi Pique Nique sur la plage de l'Espiguette,
le soleil est arrivé tranquillement,
on a écouté et lu vos textes et d'autres, pleuré, mangé, bu, chanté Turn,turn, turn ...
tous unis : trois générations de 8 à 67 ans : des frères, des soeurs, des grand-parents, des enfants, des petits enfants, des parents, des oncles, des tantes, des cousins, des cousines, des parrains, une marraine, du lien, des larmes, de l'amour, de l'humour en toute situation.
Merci Cyril
Au bout du Tunnel
De ta maison, tu voyais la ligne de chemin de fer reliant Nîmes à Paris via Clermont-Ferrand. La Micheline, qu'on entendait très bien de la terrasse, devait même passer par Paulhaguet, Fontannes et Brioude.
Un signe, un destin !
Lettre à Ménécée
Papa
En fin de semaine, nous nous réunirons pour te dire au revoir dans la dignité.
Voici ce que je lirai, extrait d'une lettre écrite par Epicure, adressée à Ménécée :
Habitue-toi à penser que la mort n'est rien pour nous.
En effet, il n'y a de bien et de mal que dans la sensation ; or, la mort est absence de sensations.
Par conséquent, savoir que la mort n'est rien pour nous rend cette vie mortelle heureuse.
Il n'y a plus rien à redouter de la vie quand on sait qu'il n'y a rien à redouter après la vie.
Le plus terrifiant des maux, la mort, n'est rien par rapport à nous puisque, tant que nous sommes, elle n'est pas, et quand elle est, nous ne somme plus.
23 octobre
Aujourd'hui, j'ai 43 ans. Vingtième anniversaire sans mon Papa.
Lili m'a écrit : Sa bonhommie bienveillante nous manque beaucoup et, avec Brassens, nous disons :
« Jamais son trou dans l’eau ne se referma ».
Ostad ELAHI - Il n'y a pas de mort : comme un oiseau marin, on plonge sous l'eau et on ressort ailleurs.
Entre ses deux propositions, je ne sais laquelle choisir, les deux me touchent profondément.
J'étais prête à prendre tous les risques, sous le regard protecteur et bienveillant de Jean Marc.
L'adolescence !
Père et fils au Mazet !
On dirait un western !!
Ils se ressemblaient et étaient tellement complices qu'Alain a passé deux fois l'épreuve d'anglais !
Nanou, ma grand-mère paternelle
Nanou passait son temps dans la cuisine du Mazet, cuisiner pour les siens, c'était toute sa vie. Quand on se levait ça sentait l'ail cuit... et plein de merveilleuses odeurs, liées à mon enfance. Elle aimait manger, rire. Elle chantonnait souvent. A la radio, elle écoutait le culte.
Elle était entourée d'hommes, et chaque jour elle voyait sa soeur Lisette.
J'aime beaucoup ces deux photos, je n'ai pas su choisir !
Nanou devant le palmier du Mazet, on aperçoit Rosine à droite !
Nanou et Lisette en juin 1944
Jean, mon merveilleux grand Père
Tout jeune, il pilotait des avions et ses amis l'appelaient Air France. Plus tard, il a passé son permis de conduire et au volant de sa 2CV nous a fait parcourir toutes les rues de Nîmes.
Dans le carton à souvenirs, une photo de Jean en uniforme, une photo d'avions et un dessin de Jean Mermoz !
Je ne sais pas grand chose de lui, il était aimant, attentif protecteur et discret. Il avait beaucoup d'humour et chantonnait tout au long de la journée. Il aimait jardiner et nous permettait de l'accompagner dans son jardin pour ramasser des fraises, des haricots verts et des petites poires si juteuses.
Le matin, il se levait tôt et allait nous chercher des croissants, il nous accompagnait au Mont-Du-Plan... Pour qu'on vienne à table, il nous précisait que le couvert était déjà mis ! C'était vrai !
Le jour de mon baptême, mon parrain Bernard était en retard. Jean, enfant de cœur catholique, excommunié parce qu'il aimait et avait épousé une femme protestante, avait fait office de parrain et en était assez fier.
Il neige rarement à Nîmes alors on prend des photos,
je pense que Nanou est à gauche.
Qui est la femme à droite ?






































